13 septembre 2026
Selon Hespress, selon le Global Employer Burden Index 2026, une étude publiée par la plateforme spécialisée Employ Borderless, le Maroc figure parmi les 15 pays les plus 'lourds' pour les employeurs, en raison du poids combiné des cotisations sociales patronales, des indemnités de licenciement et des préavis. Le pays se classe 15ᵉ sur 192 économies évaluées, avec un score composite de 75 sur 100, plaçant le Maroc dans le premier cinquième des économies où la charge statutaire pesant sur les employeurs est la plus élevée. L'indice ne mesure pas les salaires ni le coût de la vie, mais uniquement les obligations légales qui pèsent sur un employeur au moment d'embaucher, de garder ou de licencier un salarié. Le Maroc affiche des cotisations sociales patronales de 20,1% du salaire, des indemnités de licenciement équivalentes à environ 13,4 semaines de salaire, et un préavis légal d'environ 7,2 semaines. Le classement situe le Maroc comme plus 'coûteux' statutairement que des économies développées comme le Royaume-Uni, mais moins que des pays tels que la Turquie, l'Égypte ou l'Allemagne, qui figurent toutes dans le top 15 mondial des pays les plus lourds pour les employeurs. Cette information est utile pour les investisseurs étrangers qui envisagent d'implanter une filiale ou de recruter au Maroc, car un score élevé signale que la flexibilité de sortie est statutairement plus contraignante et plus onéreuse que dans la majorité des pays du monde. Il est néanmoins important de garder à l'esprit que cet indice ne prend en compte que les planchers légaux et ne reflète pas nécessairement les usages réels de négociation, les conventions collectives sectorielles ou les pratiques effectives des entreprises marocaines.